Chez Danfoss, la cobotisation pour améliorer la QVCT

Chez Danfoss, l’automatisation ne vise pas seulement la productivité, mais d’abord la qualité de vie des 390 salariés du site français. Une approche qui porte ses fruits.

Des robots pour soulager, pas remplacer

Danfoss a fait un choix radical : automatiser d’abord les postes les plus pénibles. « On est passé d’abord aux visseuses électriques avec reprise de couple. C’est-à-dire que le couple (la force de rotation du mouvement d’un moteur) n’est pas dans le poignet », explique Karl Lobby, Directeur des Opérations. « Maintenant, on met des robots (…) l’homme n’a même plus besoin d’accompagner l’opération. »

Le premier robot installé ? Celui dédié à la peinture. Avant, « un opérateur tenait un pistolet à peinture à poudre, nécessitant combinaison intégrale et masque. L’ergonomie n’était pas la meilleure ». Malgré les réticences initiales, le succès est total : « Aujourd’hui, plus personne ne voudrait revenir en arrière. »

Des bouts de palettes à l’Intelligence artificielle

La recette Danfoss ? Impliquer les opérateurs dès la conception. « Des maquettes, des bouts de palettes » servent à simuler les nouveaux postes et recueillir leurs avis sur l’ergonomie.

L’IA ne fait pas tout !

Puis, l’entreprise pousse l’innovation en combinant intelligence artificielle et expertise humaine. « On utilise un logiciel à base d’intelligence artificielle qui vient évaluer les postes », explique Emilie Agaise, responsable HSE. « On l’utilise dans les phases de maquettage et on vient le confirmer ensuite (…) dès lors qu’on a les équipements en paramétrage. » Mais l’IA ne fait pas tout. « L’équipe croise les données du logiciel et les ressentis des salariés pour parvenir à la solution la plus efficace. » Cette approche collaborative porte ses fruits. Carole Walker, Responsable RH, témoigne : « Chaque salarié se sent écouté, et voit que son idée peut donner naissance à un projet. »

« Si on n’a pas compris qu’on ne peut pas retenir les personnes sans qu’elles soient sereines à leur poste, on a tout faux. »

Des résultats spectaculaires

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un taux de gravité des accidents quasi nul (divisé par 7 entre 2020 et 2024), baisse des maladies professionnelles. À cela s’ajoutent engagement collaborateurs en hausse et une ancienneté moyenne de 19 ans.

Le conseil aux PME

« Il y a des actions qui ne coûtent pas grand-chose », rassure également Emilie Agaise qui cite notamment la Semaine de la Sécurité, les « mercredis des familles » autour d’une visite de l’usine, le « challenge mobilité » ou encore « la journée Danfoss ».

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