Pour les donneurs d’ordres industriels, l’évaluation RSE des sous-traitants est devenue un impératif stratégique. À travers leurs retours d’expérience, trois représentantes de grands groupes et d’ETI détaillent la manière dont la démarche de l’UIMM leur permet de nouer des partenariats durables, alignés sur leurs exigences.
Conçue sur mesure pour les réalités du tissu industriel, la démarche RSE de l’UIMM propose un parcours progressif et modulaire, accessible à toutes les entreprises, des TPE-PME aux grands groupes. Elle s’articule autour de piliers opérationnels complémentaires :
- La charte d’engagement RSE : une évaluation pragmatique d’une demi-journée réalisée sur site par un conseiller RSE d’une UIMM territoriale, suivie d’un plan d’action personnalisé.
- Le label RSE : le palier le plus avancé de la démarche, attestant du niveau de maturité de l’entreprise à l’issue d’une vérification menée sur site par un organisme tiers indépendant accrédité par le COFRAC.
Ces deux formes d’engagement sont complétées par l’École RSE qui offre un cursus résolument « pratico-pratiques » et ancré sur le terrain, permettant de former des référents internes aux enjeux clés de la démarche.
La démarche vue par les donneurs d’ordres
Découvrez comment les donneurs d’ordres s’appuient concrètement sur la démarche UIMM pour qualifier, embarquer et valoriser leurs sous-traitants :
Répondre au devoir de vigilance et valoriser les offres (Naval Group -Amandine Viala et Juliette Muyl) :
Soumis aux obligations légales du devoir de vigilance (santé et sécurité au travail, droits humains, environnement), Naval Group doit évaluer ses fournisseurs situés dans des secteurs d’activité à risque. La charte d’engagement et le label RSE de l’UIMM sont des outils pour qualifier leurs fournisseurs et valorisables dans les offres commerciales du groupe.
Rendre la RSE obligatoire et accessible aux usineurs (Groupe Numalliance -Marion Étienne) :
Si les fournisseurs de composants standards (moteurs, variateurs) disposent déjà de certifications (EcoVadis, ISO 14001), la démarche était plus complexe pour les fournisseurs de pièces sur plan liés à la métallurgie. Numalliance a rendu la charte d’engagement RSE obligatoire en orientant ses usineurs partenaires vers la charte UIMM. L’intervention d’un auditeur pendant une demi-journée permet de challenger l’entreprise sur la gouvernance et les enjeux RSE, levant l’idée reçue qu’une telle démarche n’était ni accessible ni pertinente pour une PME.
Anticiper le long terme et co-décarboner la filière (Conductix-Wampfler, Groupe Delachaux – Peggy Deustch) :
Pour l’entreprise l’enjeu est de disposer de partenaires capables d’anticiper les risques climatiques, de développer et fidéliser leurs compétences et d’afficher une éthique irréprochable. En s’appuyant sur l’école RSE et en finançant des bilans carbone gratuits pour ses petits fournisseurs, l’entreprise engage concrètement ses partenaires dans une trajectoire commune de décarbonation.