JO 2024 : De l’acier recyclé et décarboné pour allumer la flamme

Des jeux spectaculaires et durables. Pour répondre à cette ambition, les salariés de l’entreprise Industeel (groupe ArcelorMittal) située à Châteauneuf (42), se sont affairés à produire l’acier nécessaire à la fabrication de 2 000 torches. Une production faite à partir d’acier recyclé et décarboné, vitrine d’un savoir-faire essentiel pour répondre aux défis environnementaux.

« Ici, nous chouchoutons chaque tôle d’acier que nous fabriquons. Elles ont des numéros, mais en réalité, nous les connaissons par cœur », explique Aurélien Bras, le directeur du site. Cette bobine d’acier ArcelorMittal XCarb® issue des fours d’Industeel n’y déroge pas. D’apparence ordinaire avec ses 25 cm d’épaisseur, elle est le point de départ de la fabrication décarbonée des 2 000 torches olympiques pour la plus célèbre des compétitions sportives mondiales.  Cette mission unique est une opportunité en or pour les 300 salariés de l’entreprise de montrer leur savoir-faire : fabriquer de l’acier à partir de matières 100% recyclées et de façon décarbonée.

« Nous récupérons de l’acier issu d’équipements électroménagers, d’automobiles… nous le faisons fondre à 1 650°C grâce à des fours à arc électrique. » détaille l’ancien étudiant de l’Itii Bourgogne et nommé en 2023. Un atout pour répondre à l’ambition de Jeux olympiques durables. Un atout aussi à l’heure de la décarbonation des processus de production. « Aujourd’hui nous sommes totalement en phase avec l’objectif de devenir neutre en carbone en 2050. » indique-t-il.

35 000 tonnes d’acier recyclés chaque année

S’il fallait 30 tonnes pour fabriquer 2 000 torches, c’est en tout 35 000 tonnes d’acier auxquelles l’entreprise redonne vie chaque année à travers divers procédés et traitements. En effet, une fois chauffé, l’acier est démoulé comme un gâteau puis laminé, embouti, découpé et contrôlé sur différents ateliers de production de Châteauneuf. Il se voit également appliquer un revêtement particulier. « C’est une technique très spéciale et très difficile que nous maîtrisons. Cela permet à l’acier de supporter des conditions extrêmes », ajoute le dirigeant.

Celles-ci répondent à de nombreux besoins dans la défense, l’industrie, notamment les équipements mécaniques ou encore l’énergie verte. Les tôles d’acier y sont particulièrement utilisées dans le nucléaire tout comme l’hydrogène ou encore pour la fabrication des éoliennes.

« Des technologies qui facilitent le travail »

Des produits très spéciaux et utiles pour relever les défis industriels les plus exigeants et contribuant à la transition écologique. Une source de fierté pour les salariés de l’entreprise qui voient leurs métiers évoluer : automatisme, supervision informatique, développement de l’intelligence artificielle… « Tout cela évolue et sera encore amené à le faire très vite. Si nous restons sur des métiers dont le socle reste traditionnel, les technologies facilitent notre travail et élargit le champ des compétences vers le numérique notamment. » conclut le dirigeant.

Allier innovation technologique et engagement écologique ? De quoi illuminer la voie vers un avenir durable et responsable.

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