Ils sont les visages de l’industrie de demain et les ambassadeurs de l’excellence industrielle française. Pendant une semaine intensive au Pôle formation UIMM Nouvelle-Aquitaine à Bruges, l’Équipe de France des Métiers industriels a peaufiné sa préparation pour le défi d’une vie : la compétition mondiale à Shanghai. Entre réglages millimétrés, coaching mental et esprit de cohésion, plongez dans les coulisses d’une préparation hors norme. 

Lundi : La force du groupe  

L’ambiance : Seule, la technique ne suffit pas pour gagner à Shanghai, il faut un mental d’acier et un groupe soudé. La première journée alterne entre sessions intensives en atelier et moments de cohésion. L’influence du sport de haut niveau est omniprésente : on s’inspire de l’exigence des pros pour forger des champions de l’industrie. 

Le moment : L’échange avec Nans Ducuing et Clément Maynadier, anciens rugbymen de l’Union Bordeaux Bègles, évoluant en Top 14. Entre le terrain de rugby et l’atelier de soudage ou de conception, les valeurs sont les mêmes : solidarité, résistance à la pression et humilité face au travail. 

Le mot-clé : cohésion 

Mardi : Des compétiteurs sous les projecteurs 

L’ambiance : Le Pôle formation UIMM devient une véritable fourmilière. Les caméras de France TV et les équipes de communication s’immiscent entre les machines. L’enjeu ? Montrer au grand public que l’industrie est un secteur de pointe, porté par des jeunes passionnés. 

Le moment : La visite d’ArianeGroup, fleuron spatial. Voir de près les technologies de l’espace rappelle aux compétiteurs l’importance de leur mission : ils maîtrisent les savoir-faire qui permettent à la France de viser les étoiles. La voie à suivre ? 

Le mot-clé : fierté 

Mercredi :  Cap sur l’international 

L’ambiance : À Shanghai, tout se passera en anglais. Ce mercredi à Bruges aussi. Les experts nationaux poussent les compétiteurs dans leurs retranchements, simulant les conditions réelles de l’épreuve mondiale. La tension monte d’un cran, le niveau d’exigence aussi. 

Le moment : L’entraînement laisse aussi place à la découverte avec le “mix métiers”. Le principe : permettre à chaque compétiteur de s’immerger dans un autre métier en compétition que le sien. Une manière de comprendre les exigences des autres disciplines, de partager les savoir-faire et de  monter en compétences. Un moment d’échanges qui ouvre les perspectives… et rappelle la richesse des métiers industriels représentés. 

Le mot-clé : compétence 

Jeudi : immersion industrielle et culturelle 

L’ambiance : L’entraînement se poursuit aussi au cœur des entreprises. L’équipe “Maintenance aéronautique” s’est préparée au Airbus Helicopters Training Center. L’équipe “Tournage” a été accueillie deux jours chez FMPB Aquitaine avec une machine identique à celle de la compétition. Des conditions idéales pour affiner les gestes au plus près de la réalité métier. 

Le moment : La soirée « Culture de la Chine ». Entre l’apprentissage des codes sociaux et la découverte des traditions, le voyage vers l’Asie commence ici.  

Le mot-clé : Ouverture 

Vendredi : La transmission au cœur du succès 

L’ambiance : Clap de fin pour l’Industry Excellence Camp, mais début de l’aventure humaine. La matinée est consacrée au rangement et aux derniers débriefings techniques avec les experts. Le camp se clôture par un grand moment festif réunissant anciens médaillés et nouveaux espoirs. 

Le moment : La rétrospective des 20 ans de succès WorldSkills en Nouvelle-Aquitaine. Voir les anciens « champions » raconter leur parcours : devenus chefs d’entreprise ou experts reconnus donne un sens profond à l’engagement des jeunes professionnels.  

Le mot-clé : excellence 

L’Équipe de France de l’Industrie quitte les ateliers de Bruges avec des compétences affûtées et un collectif soudé, prête à mettre en marche les rouages de la réussite pour faire briller le savoir-faire français à Shanghai. 

Investir dans la prévention et la sécurité au travail ne doit plus être un frein. Jusqu’à 70 % des dépenses engagées pour la mise en place de mesures SST peuvent être octroyées grâce à la Convention Nationale d’Objectifs (CNO) signée entre l’UIMM et l’Assurance Maladie. Découvrez les actions concrètes finançables pour vous aider à mener une politique efficace de prévention des risques professionnels.

Quel est l’intérêt direct d’une CNO pour mon entreprise ?

Elle vous permet de signer un Contrat de Prévention avec votre CARSAT. Ce contrat est la porte d’entrée pour obtenir des avances financières qui seront ensuite transformées en subventions. Ces fonds sont dédiés à l’investissement dans des mesures concrètes de réduction des risques professionnels.

Ces projets financés avec la CNO contribuent directement à la pérennité de notre activité et à l’amélioration des conditions de travail sur le site.

Quelles sont les entreprises concernées ?

La CNO de la Métallurgie (CTN A) est applicable jusqu’au 31 août 2027. Elle s’applique aux entreprises du secteur de la métallurgie qui envisagent un contrat de prévention.

Pour bénéficier de l’aide financière, quatre conditions cumulatives sont requises :

  1. Avoir un effectif global de moins de 200 salariés.
  2. Disposer d’un Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) à jour.
  3. Ne pas faire l’objet d’injonctions ou de majorations de son taux de cotisation Accidents du Travail et Maladies Professionnelles (AT-MP).
  4. Être à jour de ses obligations sociales auprès de l’URSSAF.

50%

des contrats de prévention concernent des entreprises de 20 salariés ou moins

78%

des contrats de prévention concernent des entreprises de 50 salariés ou moins

Quelles actions la CNO peut-elle permettre de financer ?

La CNO couvre une grande partie des risques professionnels spécifiques à votre environnement : de la lutte contre les Troubles Musculosquelettiques (TMS), sécurisation contre les chutes, gestion des nuisances physiques (bruit/vibrations) et la prévention des risques liés aux circulations engins-piétons et aux dangers mécaniques et électriques…

Voir les études de cas

À cet effet, la CNO a notamment permis à des entreprises de financer des actions comme :

Un guide paritaire sur 3 métiers clés

L’Assurance Maladie – Risques professionnels a élaboré paritairement un guide sectoriel. Celui-ci se concentre sur trois métiers clés de la métallurgie : la chaudronnerie, la tuyauterie et la tôlerie pour en identifier les risques majeurs et proposer des pistes d’actions concrètes.

voir le guide

3 étapes pour bénéficier des financements de la CNO de la métallurgie pour ses actions de prévention

  1. Contactez votre CARSAT: C’est le point de départ. Vous travaillerez ensemble à l’élaboration du Contrat de Prévention. Cette phase inclut une analyse de votre situation pour définir les objectifs de prévention, les actions concrètes pour réduire les sinistres, et les délais de mise en œuvre.
  2. Consultez votre CSE : Le Comité Social et Économique (CSE) doit être consulté et prendre connaissance des objectifs de ce contrat.
  3. Finalisation administrative : Avant de signer le contrat avec la CARSAT, vous devez informer deux entités : la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) et la Direction des risques professionnels de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (DRP de la CNAM)

34000€

montant moyen du financement octroyé par la CARSAT (tous secteurs confondus)

Un réseau de préventeurs UIMM vous accompagne tout au long de la démarche

Pour simplifier vos démarches et maximiser l’efficacité de vos investissements, les UIMM Territoriales sont à vos côtés grâce à un réseau dédié de préventeurs. Elles accompagnent les entreprises industrielles à chaque étape de ce processus. Que ce soit pour la mise en place de votre DUERP, la préparation des consultations du CSE, ou l’accompagnement administratif pour la constitution et le dépôt de votre dossier de Contrat de Prévention auprès de la CARSAT, vous bénéficiez d’une expertise de branche dédiée à votre secteur.

Identifier votre UIMM Territoriale

À bord de l’équipage n°202, Marjorie Bihoreau, directrice de site industriel, et sa collègue et amie Emmanuelle Tarquini, contrôleuse de gestion, ont pris le départ de l’édition 2026 du Rallye des Gazelles. Leur volonté : illustrer concrètement leur engagement pour valoriser la place des femmes dans l’industrie et sensibiliser aux réalités du handicap invisible. 

Cette aventure fait appel à des qualités essentielles : capacité d’adaptation, prise de décision et travail en équipe. Autant de compétences mobilisées au quotidien dans les entreprises industrielles.  

@uimm.lafabriquedelavenir LES ELLES DU DÉSERT 🌵🏁 D'abord collègues dans l'industrie, elles sont rapidement devenues amies et s'apprêtent à relever un immense défi : le Rallye Aïcha des Gazelles, un rallye-raid 100% féminin en plein désert marocain. Pour l'aventure, mais aussi pour la bonne cause ! 🎥 Aujourd'hui, découvre ce qui motive Marjorie avant le départ. #FiersDeFaire #Tuastaplace ♬ original sound – uimm.lafabriquedelavenir

Rendre visible le handicap invisible 

La participation d’Emmanuelle Tarquini apporte une dimension particulière à cette aventure. Elle témoigne ouvertement de son handicap invisible, une réalité qui concerne près de 80 % des situations de handicap, selon l’Agefiph. 

Son engagement montre que handicap et performance professionnelle sont compatibles. Et les entreprises industrielles sont de plus en plus nombreuses à intégrer ces enjeux dans leurs politiques RH, en adaptant les organisations de travail et en favorisant un environnement professionnel permettant à tous de s’épanouir.  

Pour Emmanuelle Tarquini, qui participe pour la quatrième fois au rallye, cette aventure est aussi un moyen de faire évoluer les regards.

« Ce ne sont pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Un projet sportif et pédagogique 

Soutenue par l’UIMM Côte d’Azur et Corse, l’initiative fait l’objet d’un projet pédagogique. Il permettra de sensibiliser 1 500 collégiens et lycéens aux métiers industriels à travers l’aventure des pilotes. Un quiz quotidien proposera de découvrir différentes facettes de l’industrie. 

Suivez-les sur Instagram : @uimm.lafabriquedelavenir et les_elles_du_desert_06

L’édition 2026 du prix est officiellement lancée. Il récompense la meilleure thèse de doctorat en droit du travail ou en droit de la protection sociale, soutenue entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, et apportant un éclairage concret sur les problématiques rencontrées par les entreprises industrielles.

Ce prix s’accompagne d’une dotation de 10 000 €. Le lauréat sera désigné par un jury composé d’experts français en droit du travail et de la Sécurité sociale.

Comment candidater ?

Les candidats ont jusqu’au 10 juillet 2026 pour soumettre leur dossier. La sélection s’appuie sur l’excellence académique mais aussi sur la capacité des travaux à répondre aux défis opérationnels des entreprises industrielles.

Pour connaître l’ensemble des modalités pratiques, les critères d’éligibilité et la liste des pièces justificatives, nous vous invitons à consulter le dossier de candidature.

Télécharger le dossier de candidature

Les précédents lauréats du Prix de thèse UIMM de droit social

Le Prix de thèse de l’UIMM est devenu une référence pour les jeunes chercheurs. Chaque année, il met en lumière des parcours d’excellence et des réflexions innovantes sur le droit social.

Retrouvez les interviews des derniers lauréats et découvrez leurs travaux :

Muriel Lelong dirige 2PS, une entreprise aveyronnaise de 20 collaborateurs spécialisée dans le revêtement d’implants orthopédiques par projection plasma. Première entreprise labellisée « médaille d’or » dans le cadre de la démarche RSE de l’UIMM « + Engagés, + Performants », la dirigeante revient sur sa vision d’une RSE ancrée dans la réalité économique et industrielle.

Quel est le cœur de métier de 2PS située à Montbazens ?

Pour simplifier, nous appliquons de la poudre d’os artificielle sur des prothèses de hanches, de genoux ou de chevilles. C’est un procédé de haute précision, de la bijouterie industrielle. Nous utilisons le quatrième état de la matière, le plasma, pour créer un jet à 15 000 degrés qui projette la poudre sur la pièce. Nous sommes seulement sept en Europe sur ce créneau.

Vous venez d’obtenir la médaille d’or du label RSE de l’UIMM. Comment abordez-vous cette démarche ?

Les actions RSE doivent être concrètes et permettre à l’entreprise de s’y retrouver économiquement, sinon au mieux c’est du bénévolat au pire du greenwashing.

Il faut donc transformer ce discours de « je fais de la RSE parce que c’est bien » en une composante d’une réflexion où chaque action doit avoir une utilité économique et une vraie raison d’être.

Sur la RSE, si une entreprise ne s’y retrouve pas économiquement au mieux c’est du bénévolat au pire du greenwashing.

Quelles actions vous ont permis de lier utilité économique et RSE ?

Nous sommes une entreprise en pleine croissance et nous cherchions à augmenter l’amplitude horaire de production sur les machines. La solution : travailler sur 4 jours et demi plutôt que 5. Ainsi, nous prolongeons l’amplitude quotidienne des équipements et dédions le créneau du vendredi après-midi à la maintenance ce qui ne perturbe pas le flux de production. C’est un gain immense en confort pour les salariés et cela nous permet d’augmenter la production. C’est aussi un levier d’attractivité pour recruter. Tout le monde y gagne.

Autre exemple, nous avons installé un circuit fermé pour réutiliser l’eau de refroidissement de nos machines. Sans eau, nous ne produisons pas. En juillet, si on nous coupe l’eau comme cela peut arriver en Espagne à quelques kilomètres, je perds 20 % de ma production. Rationaliser l’eau, ce n’est donc pas seulement une action RSE, c’est aussi sécuriser l’entreprise face aux risques climatiques.

Ce sont des actions utiles qui s’inscrivent dans une vraie réflexion.

Rationaliser l’eau, ce n’est pas seulement RSE, c’est aussi sécuriser l’entreprise face aux risques climatiques.

Il vous reste une marche à franchir pour atteindre le niveau « Platine ». Quels sont les axes de travail pour y parvenir ?

L’obtention de la médaille « Platine » n’est pas une option pour moi. Pour cela, nous explorons des pistes d’autonomie énergétique, comme la production de notre propre hydrogène avec des électrolyseurs. Les autres défis seront d’imprégner un peu plus notre chaîne de valeur dans notre démarche. Nous devons aussi continuer à formaliser ce que nous faisons déjà.

Le Label de l’UIMM ? Il est carré, structuré et facile à prendre en main.

Quel est le principal bénéfice de cette labellisation pour une dirigeante de PME ?

L’avantage du label de l’UIMM c’est qu’il est carré, structuré et facile à prendre en main. Cela nous a permis de poser les choses, de lister nos actions et de réaliser que nous avions une démarche cohérente. Elle est désormais formalisée et nous pouvons ainsi la valoriser en interne comme auprès de nos parties prenantes.

Cette vidéo « Décodage », présentée par Frédéric Gonand, économiste à l’Université Paris-Dauphine et Conseiller économique à l’UIMM, analyse les répercussions de la crise militaire iranienne de mars 2026. Ce décryptage confronte l’instabilité géopolitique du Moyen-Orient aux mécanismes de résilience de l’industrie et de l’économie européenne.

Le blocage d’Ormuz peut-il paralyser l’Europe ?

L’analyse met en lumière un mécanisme de transfert de crise : si le détroit d’Ormuz est le verrou du pétrole mondial, son blocage n’est plus une fatalité absolue. Grâce à des investissements massifs dans des pipelines de contournement traversant l’Arabie Saoudite, une partie significative de la production parvient désormais à atteindre les marchés via la mer Rouge. Ce « plan B » logistique permet d’amortir le choc initial, même si la volatilité des prix reste forte pour les carburants comme le diesel et le kérosène.

Sur le plan du gaz naturel, le danger est plus indirect. L’Europe et la Chine se retrouvent désormais en concurrence frontale pour acheter les cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) disponibles ailleurs dans le monde. Cette course à l’approvisionnement fait mécaniquement grimper les prix européens, impactant directement les coûts de production des industriels les plus énergivores.

Des métaux aux finances publiques : une onde de choc durable

Le secteur industriel fait face à une réaction en chaîne invisible : le détroit d’Ormuz n’est pas qu’une route pétrolière, c’est aussi un carrefour pour les métaux. La paralysie des exportations d’aluminium et de soufre — composant indispensable au raffinage du cuivre et du nickel — crée une tension sur les prix des matières premières nécessaires à la transition énergétique.

En définitive, au-delà de l’urgence énergétique, l’expert alerte sur un « fruit vénéneux » à plus long terme : la fragilisation des finances publiques. Chaque crise nouvelle force l’État à intervenir, creusant un déficit déjà préoccupant. L’enjeu pour la France n’est donc plus seulement de sécuriser ses importations de gaz ou de pétrole, mais de prévenir une crise de la dette qui pourrait limiter durablement sa capacité de rebond face aux futurs chocs mondiaux.

Note importante : Cette analyse est basée sur une vidéo diffusée le 18 mars 2026. Les données et les perspectives présentées s’arrêtent à cette date et ne tiennent pas compte des évolutions ultérieures de la situation géopolitique et économique.

La Convention Nationale d’Objectifs (CNO) permet aux entreprises métallurgiques d’obtenir des avances financières pour investir dans des mesures de réduction et de maitrises des risques professionnels. Trois entreprises témoignent de la manière dont ce financement a contribué à la modernisation de leurs installations. 

Cas n°1 : Un nouveau souffle pour l’atelier d’usinage 

Le projet

L’aide financière

Le retour d’expérience

Nos opérateurs reconnaissent une vraie évolution positive en termes de qualité de vie.

« La CARSAT a pu nous accompagner dans la réflexion sur les solutions, et nous a également mis à disposition un panel de prestataires agréés à cette typologie de besoin. La différence au niveau de la qualité de l’air ambiant s’est fait sentir dès le démarrage des installations et nos opérateurs reconnaissent une vraie évolution positive en termes de qualité de vie. »

Cas n°2 : La prévention dès la conception de nouveaux bâtiments 

Le projet

Intégration dès la conception de nouveaux bâtiments en 2023, des solutions renforçant la sécurité et la prévention des risques professionnels : limitation des risques de chutes, limitation des risques d’exposition aux fumées de soudure, amélioration du confort thermique et acoustique, de l’éclairage naturel, du bien-être… 

L’aide financière

L’entreprise a bénéficié d’une prise en charge de 75 000€ grâce à l’existence de la CNO pour un investissement global de 370 000 €.

Le retour d’expérience

La CARSAT, via la CNO, nous a permis d’être bien accompagnés tout au long du projet.

« Ces nouveaux sites offrent désormais un environnement de travail moderne, sécurisé et parfaitement adapté aux besoins des salariés. La CARSAT, via la CNO, nous a permis d’être bien accompagnés tout au long du projet. Elle a aussi contribué à son financement, ce qui a facilité la réalisation de nos démarches. »

Cas n°3 : Une modernisation d’équipements pour du câblage industriel 

Les projets

  1. mise en sécurité de machines permettant la fabrication des chemins de câbles avec l’installation de hottes aspirantes des fumées de soudure pour les chemins de câbles en fils d’acier soudés ;
  2. installation de barrière de protection pour les chemins de câbles en tôles.  

Ce volet technique a été doublé d’une amélioration de la formation à la sécurité du personnel

L’aide financière

L’entreprise a bénéficié d’une prise en charge de 27 000 € grâce à l’existence de la CNO pour un investissement global de 82 772 €.

Le retour d’expérience

Ces projets financés avec la CNO contribuent directement à la pérennité de notre activité et à l’amélioration des conditions de travail sur le site.

« La subvention obtenue a permis de financer des actions essentielles notamment la sécurisation des équipements et zones sensibles ainsi que l’amélioration des procédures d’exploitation et de maintenance. Ces projets répondaient à des enjeux majeurs de prévention des risques et de protection des personnes, des équipements et de l’environnement. Ils visaient à renforcer durablement la fiabilité de l’installation et à garantir des conditions d’exploitation sûres et conformes aux normes en vigueur. Ils contribuent directement à la pérennité de notre activité et à l’amélioration des conditions de travail sur le site ».  

Les modalités d’accès au dispositif CNO

Bénéficiez de cet accompagnement financier en consultant dès maintenant les conditions de prise en charge et les étapes clés de la démarche. Retrouvez dans cet article toutes les informations nécessaires pour concrétiser vos projets de prévention et sécuriser vos investissements avec la CARSAT.

Découvrir comment bénéficier de la CNO

Le pilier « Production et Impact Environnemental » constitue le moteur opérationnel d’une démarche RSE concrète. Il transforme les enjeux écologiques en leviers d’innovation et de performance industrielle. 3 entreprises témoignent de la façon dont elles ont adapté leurs procédés de fabrication de la conception à la seconde vie de leurs produits.

Cette approche guide les entreprises vers les bonnes pratiques industrielles pour transformer les défis écologiques en leviers de croissance, garantissant ainsi une performance à la fois financière et environnementale.

Elle regroupe 5 enjeux :

  1. Optimiser la performance industrielle ;
  2. Optimiser l’utilisation des énergies et fluides liés à la production et aux bâtiments ;
  3. Optimiser l’utilisation des matières et emballages ;
  4. Produire en maîtrisant ses émissions de CO2 et en anticipant les conséquences du changement climatique ;
  5. Produire en maîtrisant les pollutions, les déchets et les impacts sur la biodiversité

Des exemples pour produire tout en maîtrisant son empreinte

Découvrez les actions concrètes déployées par les entreprises pour maîtriser l’impact environnemental de leurs activités :

Cette vidéo « Décodage », présentée par Frédéric Gonand, économiste à l’Université Paris-Dauphine et Conseiller économique à l’UIMM, analyse les perspectives de l’hydrogène décarboné pour l’industrie française. Ce décryptage confronte le volontarisme des pouvoirs publics aux réalités économiques d’un marché qui peine encore à trouver son équilibre opérationnel.

L’hydrogène est-il le levier de compétitivité annoncé ?

L’analyse met en lumière un paradoxe majeur : si l’hydrogène décarboné est un atout théorique indéniable pour la transition écologique, sa viabilité économique reste suspendue. Malgré les annonces politiques ambitieuses de février 2026, les coûts de production demeurent 5 à 10 fois supérieurs à ceux du gaz naturel, freinant ainsi les investissements massifs des industriels énergointensifs.

Sur le plan technique et logistique, le secteur fait face à des obstacles structurels. Contrairement aux prévisions du début de la décennie, les coûts des électrolyseurs n’ont pas chuté, et les contraintes de transport — l’hydrogène étant dix fois moins dense énergétiquement que le méthane — limitent pour l’instant son usage à des circuits très courts ou directement sur site.

En définitive, le basculement de l’industrie lourde, notamment la sidérurgie, vers l’hydrogène est retardé par l’abondance d’un gaz naturel relativement bon marché. Tant que la demande ne sera pas au rendez-vous pour générer des économies d’échelle, l’hydrogène restera un secteur en attente de maturité. L’enjeu pour l’Europe n’est plus seulement technologique, mais réside dans la création d’un modèle d’affaires capable de concurrencer les énergies fossiles à court terme.

La RSE uniquement une affaire de grands groupes ? Non ! La preuve avec Samuel Ducat, dirigeant de SD mécanique générale, une société de 2 salariés situés à Troyes dans l’Aube. Il a reçu la 1 500ème charte d’engagement « + Engagés + Performants ».  Il explique les raisons de son engagement et les bénéfices quotidiens qu’il en tire en tant que dirigeant d’une TPE « où il faut savoir tout faire ».

Pourquoi faut-il s’engager dans une démarche RSE même dans une entreprise de 2 salariés ?

Pour moi, c’est une question de dynamisme et de réalisme. On dit souvent « petite entreprise » ou « petit chef d’entreprise », mais je n’aime pas ces termes. Nous gérons des structures où il faut savoir tout faire et prendre des risques. C’est d’autant plus vrai dans l’industrie où il faut investir notamment pour le parc machines. Jusqu’ici, je faisais beaucoup de choses intuitivement. Or le problème quand on ne formalise pas, c’est qu’on peut vite s’écarter de sa ligne de conduite avec la fatigue ou la charge de travail. La charte agit comme un « bornage ».

La charte RSE nous permet d’exister auprès de ces donneurs d’ordres sans être noyés par une complexité administrative. C’est une démarche dimensionnée, lisible et surtout valorisante pour notre savoir-faire.

De plus, si on veut décrocher des marchés, il faut être proactif. Par exemple, via le GIE Armitech 3D (basé dans les Ardennes) dont je fais partie, nous travaillons pour l’armement et la défense. Nous devons coller à leur réalité et aux exigences de “gros” acteurs. La charte RSE nous permet d’exister auprès de ces donneurs d’ordres sans être noyés par une complexité administrative. C’est une démarche dimensionnée, lisible et surtout valorisante pour notre savoir-faire.

Vous dites que la RSE est devenue pour vous un véritable « outil de pilotage ». Comment cela se traduit-il au quotidien ?

Elle nous éclaire sur nos points forts et nos axes d’amélioration. Formaliser nos pratiques nous permet de ne pas nous évader et de rester rigoureux. C’est un investissement de temps que je ne regrette absolument pas, car il nous donne un repère structurant. En fin de compte, cela nous permet de gagner en efficacité et, par extension, de protéger notre rentabilité.

A ce titre, je tiens à remercier l’UIMM Champagne-Ardenne et plus particulièrement Sandra Hamny et Lise Nguyen pour leur accompagnement.

Rester à la pointe humainement et techniquement.

La dimension humaine est centrale dans une démarche RSE. Quel rôle votre salarié joue-t-il ?

J’ai la chance d’avoir un collaborateur qui partage cette volonté d’amélioration constante. Pour moi, valoriser un salarié, c’est avant tout reconnaître son expertise professionnelle de haute technicité sur sa machine, et c’est normal ! La démarche RSE de l’UIMM, qui s’appuie notamment sur des piliers solides en matière de social et RH ou de gouvernance et stratégie, nous apporte des leviers d’actions concrets pour structurer cette vision.

En amenant les sujets RSE de façon positive et ludique, on crée une véritable cohésion. Mon salarié n’y voit pas une contrainte, mais un projet de construction commune. On avance ensemble, dans la bonne humeur, pour s’assurer que l’entreprise reste à la pointe humainement et techniquement. C’est ce dynamisme collectif qui garantit notre avenir.