Entre 2022 et 2025, plus de 1 700 entreprises ont obtenu la charte RSE UIMM « + engagés + performants » à travers la France. Que révèle ce large échantillon sur les entreprises de la métallurgie qui s’engagent dans cette démarche de responsabilité sociétale ? L’analyse des données menée par l’UIMM montre des entreprises aux profils et aux niveaux de maturité variés, mais qui trouvent dans cette démarche des réponses concrètes à leurs enjeux.
Une dynamique en forte accélération
Le recueil des données sur la période 2022-2025 met en évidence une adoption croissante de la démarche. Sur un total de 1 718 chartes délivrées sur cette période, les deux tiers ont été obtenues sur les seules années 2024 et 2025. Cette nette accélération traduit une intégration grandissante des enjeux RSE au cœur des stratégies des entreprises industrielles.
Des TPE-PME majoritaires, une attractivité croissante auprès des ETI et grands groupes
Les statistiques issues des évaluations montrent une forte représentation des petites et moyennes structures parmi les bénéficiaires de la charte UIMM. Ainsi, 65 % des entreprises évaluées comptent moins de 50 salariés.
Si l’on affine la répartition démographique du panel, 44 % de ces entreprises se situent dans la tranche des 15 à 49 collaborateurs, et 20 % sont de Très Petites Entreprises (TPE) de moins de 15 salariés.
Des problématiques communes qui irriguent l’ensemble des fonctions des entreprises
Quelle que soit leur taille ou leur spécialité, les entreprises industrielles partagent des problématiques communes concernant l’ensemble de leurs fonctions (commercial, RH, environnement, production…).
Les données indiquent que la démarche répond prioritairement à un besoin d’organisation interne et de performance. L’objectif premier lors de l’adoption de la charte, pour 53 % des entreprises du panel, est d’initier, de formaliser ou de cartographier leur politique RSE. En complément, près d’un quart des entreprises (24 %) citent la sollicitation de leurs clients comme moteur de leur engagement, la charte permettant de répondre aux exigences croissantes des donneurs d’ordres.
Notons que la démarche RSE de l’UIMM aide les entreprises à engager et structurer une démarche RSE et à produire un reporting de durabilité conforme à la norme volontaire, dites VS, de l’Union européenne.
Enfin, l’évaluation croisée de ces cinq piliers (Gouvernance/stratégie, Social – RH, Développement produits-marchés-services, Production et impact environnemental, Ecosystème de l’entreprise) met en exergue que l’impact carbone et les achats responsables font partis des principaux chantiers de transition identifiés pour l’ensemble du panel.
Enjeux de gouvernance, de production, commerciaux, sociaux, environnementaux… C’est pour répondre de façon coordonnée à ces objectifs transversaux que la démarche RSE de l’UIMM a été pensée à travers 5 piliers divisés en 25 enjeux.
Une démarche adaptée à tous les niveaux de maturité
Quel que soit ce niveau de départ ou les démarches déjà existantes dans l’entreprise, telle que les certifications ISO, la démarche RSE de l’UIMM répond à un besoin : chaque entreprise trouve dans la Charte RSE UIMM un cadre méthodologique précis pour évaluer ses acquis à 360° et construire une première feuille de route stratégique sur mesure.