Présenté par Frédéric Gonand, économiste à l’Université Paris-Dauphine et Conseiller économique à l’UIMM, ce décryptage analyse un sujet de santé publique devenu un véritable enjeu macroéconomique : la santé mentale des salariés. L’analyse confronte la hausse globale des troubles anxio-dépressifs aux réalités de la productivité des entreprises et propose des pistes d’action pour préserver le capital humain, en particulier chez les jeunes.
Un phénomène global et sociétal aux portes des entreprises
L’analyse pose d’emblée un constat chiffré saisissant : les troubles de la santé mentale touchent aujourd’hui environ 20 % de la population dans les pays de l’OCDE. Parmi les cas recensés, les troubles anxieux prédominent largement (40 % des situations), suivis des troubles dépressifs (20 %) et des addictions à diverses substances (17 %). La France se situe d’ailleurs dans la moyenne haute des pays les plus impactés.
L’économiste tord le cou à une idée reçue : non, ces troubles ne sont pas statistiquement corrélés à des rythmes de travail effrénés ou à des conditions dégradées, puisque des pays aux cultures de travail intensives comme le Japon ou la Corée affichent des taux de prévalence inférieurs. Il s’agit d’une tendance de fond, accentuée par la crise du Covid-19 : la prévalence de l’anxiété dans l’UE est ainsi passée de 5,7 % en 2019 à 8 % en 2023. Si la population générale est globalement revenue aux niveaux d’avant-pandémie, le point de vigilance absolu se concentre désormais sur les jeunes de 15 à 30 ans, chez qui les courbes de détresse psychologique ne cessent de progresser depuis le milieu des années 2010.
Le coût macroéconomique de la détresse psychologique
Bien que l’impact individuel d’un trouble psychologique léger puisse sembler feutré, la généralisation du phénomène engendre des conséquences lourdes sur l’appareil productif. À l’échelle d’un salarié, la perte de productivité moyenne est évaluée à 54 minutes par semaine (soit une baisse de 2 à 3 %). Multipliée par le nombre de collaborateurs concernés, cette baisse diffuse de performance – qui se traduit par de l’absentéisme, du présentéisme ou une baisse de participation au marché du travail – ampute le PIB européen de 1,7 %.
Dans le secteur industriel, l’analyse identifie deux facteurs de tension psychologique spécifiques :
- la concurrence internationale : la pression des importateurs étrangers sur le marché national génère une anxiété mesurable chez les salariés, inquiets pour la pérennité de leur outil de travail et de leur emploi.
- la transition technologique et la robotisation : si l’automatisation élimine les tâches répétitives et accroît la compétitivité (à l’instar du modèle industriel allemand), elle alimente, en l’absence de pédagogie, la peur du déclassement et du remplacement chez les travailleurs peu qualifiés ou proches de la retraite.
Repenser l’accompagnement et cibler la jeunesse
Face à ce constat, l’économie de la santé offre des perspectives encourageantes. Des modélisations académiques démontrent que l’action publique ciblée offre un retour sur investissement macroéconomique majeur. La feuille de route esquissée par l’économiste repose sur un ciblage stratégique :
- prioriser une prise en charge précoce des 16-25 ans : traiter systématiquement les troubles chez les jeunes permettrait de booster la consommation globale de 1 % à long terme en évitant que ces pathologies ne s’enracinent à l’âge adulte.
- développer un suivi psychologique simple au travail : l’accès à des consultations régulières (non médicamenteuses) s’avère être une dépense hautement rentable pour l’entreprise et la société afin de redresser la courbe de productivité.
- clarifier le rôle des financeurs : si l’employeur a tout intérêt à se saisir du sujet pour la performance de ses équipes, les entreprises ne doivent pas en être les principaux contributeurs financiers, la santé mentale relevant avant tout de la solidarité nationale et des politiques publiques de santé.
À l’approche des WorldSkills Shanghai 2026, l’équipe de France des métiers se prépare. Parmi ces talents, les compétiteurs industriels ont relevé un premier défi de taille : expliquer leur métier en 30 secondes chrono. Mission réussie (ou presque) ! L’occasion de rencontrer des professionnels passionnés et découvrir des métiers tout aussi passionnants.
Alexandre – l’intégration robotique : donner du mouvement à la technologie
À 25 ans, Alexandre est fasciné par l’évolution constante des technologies. Son métier consiste à programmer des robots articulés en six axes, comparables à un bras humain, capables d’automatiser des tâches complexes comme l’emballage.
- Sa mission : augmenter la productivité tout en facilitant la vie et la sécurité des opérateurs sur le terrain.
Alexis – la fabrication additive : de l’idée à la matière
Pour Alexis, 21 ans, le futur s’écrit en trois dimensions. Travaillant pour des secteurs aussi variés que le médical, l’automobile ou l’aéronautique, il conçoit des pièces de bout en bout.
- Sa mission : modéliser une pièce sur logiciel avant de lui donner vie, couche par couche, grâce à l’impression 3D.
Axel – la maintenance aéronautique : faire voler des géants
Remettre en vol des machines complexes après une défaillance, c’est le défi quotidien d’Axel. Son métier exige une polyvalence absolue à travers trois grandes spécialités : la structure (la carlingue), l’avionique (l’électrique et l’électronique) et les systèmes (moteurs, trains d’atterrissage).
- Sa mission : assurer la sécurité et la fiabilité des appareils.
Julien – le tournage : l’art de la précision millimétrée
Julien transforme la matière brute en composants essentiels. En installant des blocs de métal dans un tour à commande numérique, il retire de la matière avec des outils coupants pour obtenir une pièce finie.
- Sa mission : Fabriquer des pièces de haute précision destinées à des secteurs de pointe comme l’aéronautique, le nucléaire ou le médical.
Quentin – la maintenance industrielle : la médecine généraliste de l’industrie
Mécanique, électricité, usinage, pneumatique… Quentin intervient dans tous les domaines. Face à des systèmes en constante évolution, chaque journée est une occasion d’apprendre.
- Sa mission : Trouver l’origine des pannes et y pallier pour assurer la continuité de production.
Raphaël – CAO – Ingénierie Mécanique : Créer sans limites
Raphaël donne le premier élan à l’innovation. En analysant les besoins des clients, il conçoit des systèmes complets, qu’il s’agisse d’un objet du quotidien, d’un avion ou d’une fusée, puis réalise les plans 3D nécessaires à leur fabrication.
- Sa mission : Traduire un besoin en concept technique fabricable.
« Choisir de faire », une nouvelle signature pour donner envie aux jeunes de rejoindre l’industrie
Ces témoignages des compétiteurs “industrie” de l’équipe WorldSkills Shanghai 2026 s’inscrivent dans le cadre de la campagne « Choisir de faire ». Elle est destinée à valoriser les métiers industriels et techniques auprès des jeunes. Elle montre une industrie synonyme de créativité, de haute technologie et de sens. Retrouvez cette campagne sur le compte Instagram de l’UIMM.

Julien Bajolet est formateur au Pôle formation UIMM de l’Ain et expert mondial WorldSkills en fabrication additive. Coach de Raphaël Criado, médaillé d’argent lors de la compétition Lyon 2024, il revient sur les coulisses de cette aventure humaine et technique, et livre sa vision d’un secteur industriel en pleine mutation.
En quoi consiste concrètement votre rôle d’expert métier pour les WorldSkills ?
Mon rôle s’articule autour de deux grandes missions. La première consiste à accompagner, entraîner et coacher le jeune qui représente la France sur les compétitions internationales. Ensuite, j’ai une casquette de juré mondial : lors des épreuves, chaque expert note l’ensemble des compétiteurs des autres pays, dans un cadre strict d’équité et d’impartialité, puisque tous travaillent sur les mêmes machines et les mêmes logiciels.
Une aventure humaine exceptionnelle et un accélérateur de carrière incroyable.
Selon vous, quelle est la recette secrète pour bien accompagner un jeune vers l’excellence ?
C’est avant tout la relation humaine. On ne peut pas passer autant de temps avec un compétiteur sans créer un lien fort et s’attacher à son parcours. Pour réussir son coaching, il faut connaître le jeune, comprendre son environnement familial, ses proches, et identifier ce qui le fait vibrer ou ce qui le motive. C’est cette proximité qui permet de trouver les bonnes accroches pour le driver efficacement tout au long de la préparation.
Comment peut-on donner envie aux jeunes de se lancer et de concourir aux WorldSkills ?
Il faut d’abord leur montrer que c’est une aventure humaine exceptionnelle et un accélérateur de carrière incroyable. Aux WorldSkills, on ne gagne pas d’argent. Les jeunes s’investissent par pure passion, par envie de se dépasser et de porter haut les couleurs de leur métier.
Pour les intéresser, il faut casser les barrières et vulgariser nos technologies : un jeune qui commence l’impression 3D chez lui comme un hobby (en tant que « maker ») réalise vite qu’il peut en faire un métier et atteindre l’excellence. En mettant en avant des profils motivés, talentueux et épanouis, on redonne du sens à ces filières.
L’industrie offre des opportunités formidables à tous les niveaux, et pour résumer mon état d’esprit : l’industrie, c’est la vie !
Cette vidéo « Décodage », présentée par Frédéric Gonand, économiste à l’Université Paris-Dauphine et Conseiller économique à l’UIMM, analyse la résilience de l’appareil productif face aux tensions internationales. Ce décryptage confronte la répétition des chocs géopolitiques mondiaux aux réalités énergétiques européennes et aux impératifs de souveraineté industrielle.
Un choc énergétique asymétrique et localisé
L’analyse met en lumière une fracture nette entre la crise iranienne actuelle (mai 2026) et le choc subi lors de la guerre en Ukraine en 2022. Si le prix du baril de pétrole a presque doublé pour passer de 60 à 100-110 dollars, l’Europe reste cette fois-ci largement préservée d’une envolée dramatique des prix du gaz. La France se distingue particulièrement grâce à une surcapacité de production électrique qui maintient les tarifs de gros des contrats futurs autour de 53-54 €/MWh, offrant un avantage compétitif crucial par rapport à la crise précédente.
Sur le plan sectoriel, l’impact s’avère hétérogène. Les industries lourdes en amont accusent le coup de l’intensité énergétique directe, tandis que l’aval subit par ricochet le renchérissement des biens intermédiaires. Toutefois, le véritable point de vigilance se déplace de l’offre vers la demande : ce choc pétrolier comprime sévèrement la trajectoire économique des partenaires commerciaux de l’Europe et pénalise directement les secteurs orientés vers l’exportation.
Le coût macroéconomique de la conflictualité permanente
Le constat s’appuie sur une récente étude du Fonds Monétaire International (FMI) : le monde traverse une hausse tendancielle de la conflictualité, principalement portée par des crises internes ou infra-étatiques. Si un conflit militaire ampute le PIB des pays belligérants de 6 % à 10 %, le contrecoup pour leurs partenaires commerciaux est tout aussi redoutable, avec une baisse moyenne de 2 points de PIB.
Ajoutée à la guerre douanière réactivée par les États-Unis (qui ont remonté leurs droits de douane à 15 % en moyenne), cette fragmentation internationale engendre des déséquilibres majeurs sur les marchés mondiaux. La crise iranienne bloque ainsi les flux de soufre à Ormuz, asphyxiant le raffinage du cuivre en Chine et propulsant les cours à 13 500 dollars la tonne. À l’horizon 2027, l’analyse intègre également le risque théorique d’une crise à Taïwan, épicentre mondial des microprocesseurs, qui paralyserait le marché des semi-conducteurs et ébranlerait les bourses mondiales.
Repenser les politiques de souveraineté
En définitive, face au coup d’arrêt de la mondialisation commerciale, la défense de la souveraineté industrielle européenne devient impérative. L’économiste préconise une feuille de route offensive pour s’adapter à cet environnement complexe :
- Préserver les exportations industrielles vers l’Amérique latine grâce à l’application provisoire de l’accord commercial intérimaire avec le Mercosur depuis le 1er mai 2026.
- Lever les blocages de la politique de la concurrence européenne pour laisser émerger de grands fusions de champions industriels.
- Immuniser à long terme le secteur automobile contre les crises d’hydrocarbures en accélérant la transition vers les véhicules électriques.
- Garantir l’indépendance énergétique par l’atout du nucléaire et sécuriser l’actionnariat des industries européennes face à la montée des capitaux nord-américains ou asiatiques.
Le régime Cœur Industrie prévoyance – santé de la branche métallurgie intègre un Degré Élevé de Solidarité (DES). Ce dispositif propose des aides financières concrètes et des services d’accompagnement pour soutenir les salariés dans les moments clés ou les épreuves de leur vie personnelle et professionnelle.
La solidarité : une priorité de la Convention collective de la métallurgie
Dans la Convention collective nationale de la métallurgie, les partenaires sociaux ont érigé la protection sociale comme une priorité.
Pour aider les entreprises à répondre aux objectifs ainsi fixés, les partenaires sociaux ont conçu Cœur Industrie santé – prévoyance.
Ce dispositif inclut un dispositif de Degré Élevé de Solidarité (DES) conforme aux obligations fixées par la convention collective nationale. Pour les entreprises qui rejoignent Cœur Industrie, c’est donc l’assurance de respecter leurs obligations conventionnelles, tout en offrant à leurs collaborateurs un filet de sécurité inédit.
Soutenir les étapes de vie : des aides allant jusqu’à 2 000 €
Le DES s’active en complément des garanties classiques, sans surcoût pour les entreprises et leurs salariés (le dispositif est financé par une partie des cotisations au régime). Lorsqu’un imprévu de santé ou un aléa de la vie vient fragiliser l’équilibre personnel, familial ou professionnel d’un collaborateur, Cœur Industrie est présent. Le régime s’attache avant tout à apporter un soutien concret. Il propose ainsi des aides financières directes (soumises à condition de ressources) pouvant atteindre 2 000 €.
Cette enveloppe permet d’offrir une véritable bouffée d’oxygène au moment où le salarié en a le plus besoin : qu’il s’agisse de financer de premiers aménagements de santé, de sécuriser une transition professionnelle, ou de préserver l’organisation du foyer en finançant, par exemple, la garde des enfants ou le soutien scolaire.
Accompagner le quotidien : famille, parentalité et aidant
La solidarité Cœur Industrie, c’est aussi être présent pour les étapes de vie constructives mais parfois coûteuses :
- le soutien à la parentalité : pour chaque naissance ou adoption dès 2025, une aide de 750 € est versée. De plus, grâce au partenaire « Ma bonne fée », les salariés accèdent à une plateforme de services (conseils, packs d’heures de garde, soutien scolaire).
- les familles monoparentales : des aides spécifiques à la scolarité (de 300 € à 600 € selon le niveau) sont disponibles pour faciliter la rentrée scolaire.
- les salariés aidants : parce que s’occuper d’un proche demande une organisation particulière, une aide de 1 000 € peut être sollicitée pour financer du portage de repas, de l’aide à domicile ou de l’hébergement temporaire.
Prévenir pour mieux protéger : des actions collectives innovantes
Le Degré Élevé de Solidarité, c’est enfin une démarche proactive de prévention pour préserver le capital santé des collaborateurs sur le long terme :
- santé des femmes : une expérimentation dédiée à l’accompagnement des pathologies féminines (notamment l’endométriose) est déployée jusqu’à fin 2026.
- bien-être au travail : après le succès d’un test en 2025 sur la prévention des TMS (troubles musculosquelettiques), les partenaires sociaux travaillent à son déploiement définitif.
- maintien dans l’emploi : un dispositif de soutien individualisé accompagne les salariés en arrêt de longue durée pour préparer leur retour serein à l’activité professionnelle.
Des services sans surcoût
Les offres DES de Cœur Industrie évoluent régulièrement pour s’adapter aux besoins des entreprises et des salariés couverts. Afin d’en savoir plus sur les conditions, les modalités d’accès et les justificatifs à fournir, nous vous invitons à consulter le site dédié au dispositif.
Recruter et maintenir en emploi des salariés en situation de handicap (RQTH) incarne un engagement concret des entreprises industrielles. Pour accompagner les entreprises dans cette démarche de progrès, l’UIMM, l’Agefiph et Cheops, le réseau des Cap emploi, déploient des solutions concrètes : expertises de proximité à mobiliser, aides financières, sensibilisation des équipes. Tour d’horizon.
Recruter : s’appuyer sur les bons relais
Je souhaite recruter un profil RQTH mais je ne sais pas par où commencer. Qui peut m’aider ?
Le 1er réflexe ? Contactez votre UIMM territoriale ! Elle saura vous orienter vers les bons partenaires et peut vous accompagner dans la définition du besoin notamment grâce à un réseau de référents handicap présents dans les UIMM territoriales et Pôle formation UIMM.
Mobiliser le réseau Cap emploi. Le réseau Cap emploi (opéré par Cheops) est un interlocuteur privilégié pour le sourcing des candidats et l’accompagnement à l’intégration.
Activer les leviers de la branche par l’intermédiaire de l’UIMM. Les UIMM territoriales travaillent étroitement avec les acteurs locaux pour promouvoir les métiers de la branche et attirer les candidats vers les métiers industriels. C’est un des axes portés par l’accord de branche conclu le 31 mars 2026.
Existe-t-il des aides financières pour l’accueil d’un nouveau collaborateur en situation de handicap ?
Oui, en particulier pour l’apprentissage. L’Agefiph propose une aide à l’embauche en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Elle peut atteindre 3 000 €, et est fonction de la durée du contrat. Ces montants visent à compenser le temps nécessaire à l’encadrement spécifique et à l’intégration sécurisée dans l’atelier ou le bureau d’études.
De plus, une aide de l’État pouvant atteindre 6 000 €, est cumulable avec les aides de l’Agefiph, pour les apprentis bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés (BOETH).
En outre, la branche a défini des conditions plus favorables pour le financement des coûts de formation liés à l’embauche d’un apprenti ou d’un contrat de professionnalisation en situation de handicap.
Maintenir dans l’emploi : adapter l’environnement de travail
Un poste en production semble incompatible avec le handicap. Suis-je dans une impasse ?
Ne concluez pas trop vite ! Des solutions existent dans la plupart des cas. Avant toute décision, vous pouvez solliciter une aide à l’étude de faisabilité. Des experts (ergonomes, spécialistes de la déficience sensorielle ou motrice) analysent le poste de travail pour proposer des solutions techniques ou organisationnelles. Ces études peuvent bénéficier d’une participation financière de l’Agefiph.
Le coût du matériel spécifique (ex: exosquelette, siège ergonomique, logiciel…) est élevé. Qui le finance ?
Si vous employez un salarié en situation de handicap pour lequel le médecin du travail préconise l’aménagement du poste, vous pouvez prétendre à une aide qui permettra de participer au financement des aménagements du poste nécessaires pour tenir compte du handicap. Le montant de l’aide est déterminé en laissant à la charge de l’employeur les équipements nécessaires pour occuper le poste.
L’Agefiph intervient aussi pour financer le surcoût. Ainsi, si l’aménagement dépasse le cadre de l’obligation légale de l’employeur, une subvention peut couvrir l’achat de matériel ou l’adaptation des logiciels, permettant ainsi au salarié d’être aussi performant que ses collègues.
Puis-je disposer d’aides financières si je dois former le salarié en vue d’un reclassement interne ?
Des financements peuvent être mobilisées auprès d’OPCO 2i pour la reconversion professionnelle d’un salarié à l’appui d’un parcours de formation certifiant.
Sensibiliser les équipes au handicap
Je souhaite éviter toute situation embarrassante. Comment communiquer auprès des équipes ?
Rappeler une réalité : 80 % des handicap sont invisibles. Le handicap est encore trop souvent associé au fauteuil roulant, alors que 8 handicaps sur 10 sont invisibles. Pour vous aider dans cette démarche de sensibilisation, l’UIMM met à disposition des entreprises de la branche des kits de communication et des programmes d’ateliers. Vous pourriez également réfléchir à mobiliser le temps fort de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEEPH) pour structurer une démarche/action et lever les tabous.
Le réflexe à adopter : ne pas agir seul
Chaque situation est unique. Que vous soyez une TPE ou un grand groupe, ne restez pas seul. Le réseau des référents handicap de l’UIMM et les conseillers Agefiph et Cap Emploi sont là pour coordonner ces ressources.
Les ressources utiles
- L’Industrie recrute : offres d’emploi, d’alternance et de stage dans l’industrie
- Cheops, Conseil national Handicap & Emploi – réseau Cap Emploi
- Rendre votre profil professionnel visible par des employeurs engagés sur le handicap et identifier leurs offres d’emploi |France Travail
- Site de l’Agefiph
Pour aller plus loin : Contactez le référent handicap de votre UIMM territoriale ou du Pôle formation UIMM le plus proche.
Cette vidéo « Décodage », présentée par Frédéric Gonand, économiste à l’Université Paris-Dauphine et Conseiller économique à l’UIMM, analyse les mutations profondes engendrées par l’intelligence artificielle générative. Ce décryptage confronte l’accélération technologique aux réalités de l’investissement et aux bouleversements inédits du marché du travail.
L’IA générative : un moteur de croissance à deux vitesses ?
L’analyse met en lumière un décrochage technologique qui rappelle celui des années 1990. Aux États-Unis, l’investissement massif dans les logiciels et les data centers porte déjà ses fruits, avec une contribution record à la croissance du PIB en 2025. En revanche, l’Europe, et la France en particulier, semblent rester en retrait de cette envolée productive.
Sur le plan financier, l’analyse tempère les craintes d’une bulle spéculative. Si les valeurs technologiques progressent, cette hausse est largement soutenue par une croissance réelle des revenus des entreprises, contrairement à l’exubérance irrationnelle de la bulle Internet des années 2000. Le risque de krach est jugé contenu, mais l’enjeu se déplace désormais vers l’impact structurel de l’IA sur l’emploi.
Le « choc générationnel » sur le marché du travail
Le secteur industriel et les services font face à un phénomène de redistribution invisible : l’IA générative ne détruit pas l’emploi de manière massive, mais elle en bouleverse radicalement la structure. L’analyse révèle que l’IA agit comme un substitut aux tâches des plus jeunes, notamment dans le codage et le consulting, où la synthèse d’information est automatisable. Aux États-Unis comme en France, on observe un effondrement des recrutements chez les moins de 30 ans, tandis que l’emploi des seniors progresse, leur expérience étant « augmentée » par ces nouveaux outils.
En définitive, au-delà des gains de productivité, il existe un risque social majeur : la fragilisation de la jeunesse. Déjà pénalisés par un système fiscal et social lourd, les jeunes voient leur insertion professionnelle freinée par l’automatisation. L’enjeu pour la France n’est donc plus seulement de rattraper son retard technologique, mais de repenser ses politiques publiques pour protéger une génération dont l’emploi devient, pour la première fois, la variable d’ajustement du progrès technique.
Pouvoir d’achat, fidélisation, attractivité… Le partage de la valeur est au cœur des préoccupations des entreprises et de leurs salariés. Pour y répondre, les partenaires sociaux de la métallurgie proposent, dans le cadre de l’offre Cœur Industrie, un dispositif complet d’épargne salariale attractif, simple d’accès et particulièrement adapté aux TPE et PME de 11 à moins de 50 salariés. 5 questions essentielles pour en saisir l’intérêt et les bénéfices.
1. Est-ce obligatoire de mettre en place un dispositif de partage de la valeur ?
Oui, pour une grande partie des PME. Cette obligation est généralisée pour les entreprises de 11 à moins de 50 salariés depuis le 1er janvier 2025 par la loi du 29 novembre 2023 relative au partage de la valeur.
Dès lors que l’entreprise, constituée sous forme de société, réalise un bénéfice net fiscal positif d’au moins égal à 1 % de son chiffre d’affaires pendant trois exercices consécutifs, elle a l’obligation de mettre en place au moins un dispositif de partage de la valeur (intéressement, participation, abondement à un plan d’épargne ou prime de partage de la valeur). Cœur Industrie Epargne salariale a été précisément conçu pour lui permettre de répondre à cette obligation légale en toute simplicité.
2. Que contient exactement la « boîte à outils » Cœur Industrie épargne salariale ?
L’offre repose sur des accords de branche qui couvrent l’intégralité des dispositifs relatifs au partage de la valeur :
- Intéressement et participation. Des formules simplifiées, modulables et sécurisées juridiquement. Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent se saisir du dispositif légal expérimental permettant, jusqu’en novembre 2028, d’utiliser des formules dérogatoires sans avoir à vérifier si le montant obtenu est au moins égal à celui issu de la formule légale (dérogation à la règle de l’équivalence).
- PEI (Plan d’Épargne Interentreprises). Pour bâtir une épargne de court et moyen terme (5 ans) dans un cadre mutualisé.
- PERECOI (Plan d’Épargne Retraite Collectif Interentreprises). Pour préparer l’avenir avec notamment une gestion pilotée « horizon retraite » qui sécurise l’épargne au fil du temps et intègre les dernières évolutions de la loi Industrie Verte.
3. Que financera concrètement l’épargne de mes salariés ?
C’est une spécificité majeure du dispositif : les partenaires sociaux ont souhaité donner du sens à l’épargne des collaborateurs de la branche.
Au-delà de la performance financière, les fonds proposés incluent une option à dominante « industrie ». Cela signifie que l’épargne des salariés contribue directement au financement de l’économie productive et au développement des entreprises industrielles situées en France. C’est un cercle vertueux : l’industrie finance l’épargne des salariés, et cette épargne soutient en retour la croissance et l’emploi industriel.
La gamme de fonds proposée respecte certes les obligations légales en matière de labellisation, mais elle a un objectif d’investissement durable et fait la promotion de caractéristiques environnementales et sociales. Les fonds sont labellisés CIES, ISR ou autres labels promus par la Loi partage de Valeur et sont SFDR 8 (produits promouvant des caractéristiques durables).
4. Quels sont les avantages fiscaux et sociaux pour l’entreprise et les salariés ?
C’est un dispositif « gagnant-gagnant » optimisé pour les PME :
- Pour l’entreprise. Elle bénéficie d’un régime social et fiscal de faveur notamment d’une exonération de charges sociales, d’une déduction des sommes sur le bénéfice imposable, du forfait social à 0 % sur les sommes versées en fonction de l’effectif de l’entreprise (intéressement < 50 salariés et 250 pour la participation) et sinon d’un taux réduit si les sommes sont versées sur un plan d’épargne retraite… De plus, les tarifs de gestion ont été négociés par la branche pour être plus stables et avantageux que des contrats individuels.
- Pour les salariés. Les primes versées sont exonérées d’impôt sur le revenu (si elles sont placées sur des plan d’épargne) et de charges sociales (hors CSG-CRDS).
C’est un levier de pouvoir d’achat bien plus efficace qu’une prime classique.
5. Quelle est la démarche à suivre pour mettre en place le dispositif ?
Pour faciliter l’adhésion, la procédure a été simplifiée au maximum afin de s’adapter au rythme des PME :
- Diagnostic et accompagnement. Rapprochez-vous de votre UIMM territoriale pour évaluer vos besoins et choisir les outils les plus adaptés à votre entreprise.
- Adhérer au dispositif de branche. Utiliser les modèles de décisions unilatérales (DUE) ou d’accords prêts à l’emploi pour gagner du temps et sécuriser vos actes juridiques
- Conseils. Les partenaires sociaux ont choisi Malakoff Humanis comme partenaire privilégié pour vous conseiller et vous guider dans le déploiement technique des solutions à travers un numéro ou un formulaire dédié.
Les règles en matière de protection sociale ont évolué avec l’entrée en vigueur de la convention collective de la métallurgie au 1er janvier 2023 et concernent directement les PME. L’offre Cœur Industrie santé – prévoyance, construite par les partenaires sociaux de la branche, propose un dispositif prêt à l’emploi, conforme aux obligations conventionnelles et adapté aux spécificités du secteur. Il peut être souscrit soit pour la santé, soit pour la prévoyance uniquement, ou bien pour la mise en place conjointe des deux dispositifs — santé et prévoyance — au sein de l’entreprise.
1. Pourquoi choisir l’offre Cœur Industrie santé – prévoyance ?
Cœur Industrie assure une conformité totale avec les obligations conventionnelles de la branche métallurgie. À la différence d’une offre standard, le dispositif garantit :
- La sécurité juridique. L’UIMM et les organisations syndicales de la métallurgie pilotent le dispositif et veillent à ce qu’il reste adapté aux évolutions conventionnelles et réglementaires, protégeant ainsi le dirigeant contre les risques de contentieux ou de redressement.
- Une solution partagée. Cette solution « clé en main » validée par les partenaires sociaux répond aux volontés exprimées par les dirigeants d’entreprise ainsi qu’aux besoins des salariés.
2. Quels avantages financiers et fiscaux Cœur Industrie offre-t-elle à mon entreprise ?
L’équilibre entre protection et montant des cotisations est cruciale pour tout dirigeant. A ce titre Cœur Industrie permet :
- Des tarifs mutualisés. En regroupant les entreprises de la branche, les assureurs peuvent proposer des garanties à un coût accessible, tout en maintenant un équilibre financier. La mutualisation favorise ainsi la sécurité économique des entreprises.
- Des exonérations sociales et fiscales. Sous certaines conditions, les contributions patronales au régime de santé et de prévoyance peuvent être déductibles du bénéfice imposable et exonérées de cotisations de sécurité sociale.
- Une gestion simplifiée. Des espaces clients digitaux permettent une autonomie totale, ce qui réduit la charge administrative de vos services RH.
3. Comment l’offre Cœur Industrie santé prévoyance renforce-t-elle ma marque employeur et fidélise-t-elle mes talents ?
Dans un marché de l’emploi compétitif, les partenaires sociaux de la branche ont fait de l’amélioration du cadre social un atout majeur pour le recrutement dans les entreprises. Cœur Industrie propose :
- Un haut niveau de protection. Des garanties solides en santé qui incluent notamment l’hospitalisation, le dentaire et l’optique ainsi qu’en prévoyance avec une couverture en cas d’incapacité, d’invalidité et de décès.
- Des options flexibles. La possibilité pour l’employeur ou le salarié de souscrire à des niveaux de protection supplémentaires pour adapter la couverture aux besoins spécifiques des collaborateurs.
4. Qu’est-ce que le « Degré Élevé de Solidarité » inclut dans l’offre ?
Le Degré Élevé de Solidarité (DES) représente la valeur ajoutée sociale de Cœur Industrie. Il finance des aides concrètes pour les salariés les plus vulnérables sans engendrer de surcoût direct pour l’entreprise pouvant notamment prendre les formes suivantes :
- Aides à la famille. Une prime de 750 € est versée en cas de naissance ou d’adoption.
- Accompagnement des aidants. Un soutien financier peut atteindre 1 000 € pour les salariés qui s’occupent d’un proche dépendant.
- Soutien aux alternants. Une prise en charge de 50 % de la cotisation santé est accordée pour les apprentis et contrats de professionnalisation.
- Aide aux personnes en perte d’autonomie ou handicapées. Un soutien financier de 2000€ peut être alloué au salarié en perte d’autonomie ou handicapé.
- Aide à la scolarité pour les familles monoparentales. Une aide allant de 300 à 600 € peut être alloué par enfant et année scolaire en fonction du niveau de scolarité.
5. Quelle démarche suivre pour mettre mon entreprise en conformité avec les dispositions conventionnelles de branche ?
Cœur Industrie propose un processus simple et fiable en 3 étapes vous évitant toute surcharge administrative.
- Diagnostic gratuit. Les assureurs partenaires que sont Aesio – Apicil, Harmonie Mutuelle, Malakoff Humanis et l’OCIRP analysent vos contrats actuels.
- Mise en place assistée. Un accompagnement est proposé dans la rédaction des actes juridiques qui incluent la Décision Unilatérale de l’Employeur.
- Déploiement numérique. Une intégration rapide avec les outils de paie est prévue pour une gestion sans erreur des cotisations.
Sécurisez votre entreprise dès aujourd’hui avec Cœur Industrie. Vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement de proximité ? Contactez votre UIMM territoriale.
Dans un environnement en mutation, les entreprises de la métallurgie ont besoin de solutions fiables, simples et conformes aux obligations conventionnelles de branche.
Pour faciliter la mise en œuvre de ces dispositions, prévues dans le cadre de la nouvelle convention collective de la Métallurgie, l’UIMM et les organisations syndicales signataires – FGMM CFDT, CFE-CGC Métallurgie et FO Métaux, ont conçu Cœur Industrie, une offre clé en main, labellisée et pensée pour sécuriser les entreprises tout en apportant un service de qualité à leurs salariés.
Pour permettre à chaque entreprise d’appliquer simplement et durablement les avancées de la nouvelle convention collective, Cœur Industrie réunit ce qu’il y a de plus essentiel pour protéger les salariés des aléas du quotidien et les soutenir dans leurs projets.
une solution pérenne, opérationnelle et conçue pour répondre efficacement aux besoins de ses salariés de toutes les entreprises.
Cœur Industrie Santé-Prévoyance assure la conformité des entreprises tout en garantissant à leurs salariés un haut niveau de protection. Cœur Industrie Épargne salariale ouvre l’accès à l’intéressement, à la participation et aux plans d’épargne, pour renforcer le partage de la valeur et préparer l’avenir.
Avec Cœur Industrie, chaque entreprise dispose d’une solution pérenne, opérationnelle et conçue pour répondre efficacement aux besoins de ses salariés. Protéger, accompagner, valoriser : Cœur Industrie incarne l’engagement de la branche Métallurgie pour celles et ceux qui font vivre l’industrie.